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International
du Mercredi 26 août 2009
   

Suisse

L’accueil continu, un débat de société


C’est la question de la rentrée : faut-il garantir aux parents la prise en charge de leurs enfants du matin au soir ? L’accueil continu n’en finit pas de faire parler de lui.

Même si l’idée de l’accueil continu à l’école - de 7h30 à 18 heures - semble acquise, la mise en place d’un tel système continue de soulever bien des questions en Suisse romande. Celle de la responsabilité d’abord : quand finira l’école et quand commencera l’accueil ? Un accueil qui devra proposer une offre tenant compte des besoins pédagogiques, artistiques et sportifs des enfants. Il s’agit de définir clairement les rôles entre enseignement et animation parascolaire, notamment au moment du recrutement des personnes chargées d’encadrer cet accueil. À Lausanne, la journée continue est déjà une réalité : une structure indépendante appelée Accueil pour enfant en milieu scolaire ou APEMS, a été mise en place, ce qui permet de délimiter clairement les responsabilités entre responsables de l’accueil et enseignants. La deuxième grande question soulevée par le débat sur l’accueil continu porte sur l’organisation familiale même. La généralisation de l’accueil continu fait craindre à certains un raccourcissement de la pause de midi. Ce qui pose problème pour ceux qui veulent rentrer déjeuner chez eux : le transport scolaire continuera-t-il de s’appliquer à un nombre d’enfants restreint ? D’autre part, l’accueil continu, même généralisé, reste une offre facultative et payante : pour une mesure qui doit valoriser le travail des parents, la question du coût se pose. Enfin, qui paiera pour la mise en place d’une telle mesure ? L’État, le canton, la commune ? Qui mettra au pot pour soutenir la mise en place de structures accueillantes qui ne devront pas ressembler à des parkings pour enfants ?
Le Temps, www.letemps.ch, 24 août 2009

Royaume-Uni : La majorité des étudiants de médecine viennent du privé


67% des étudiants en médecine sortent d’écoles privées tandis que 41% d’entre eux ont été éduqués dans le système public. Des chiffres en forte évolution puisqu’il y a cinq ans, 57% des étudiants de médecine sortaient du privé contre 49% pour le public. Des statistiques qui sortent alors qu’un rapport gouvernemental montre qu’un enfant élevé par une famille aisée et éduqué dans un établissement privé, a plus de chance d’exercer une profession bien rémunérée. Le futur médecin vient des catégories socio-professionnelles supérieures alors que 4% seulement des étudiants en médecine ont grandi dans les deux groupes les plus bas de l’échelle sociale. Autrement dit, un étudiant en médecine a 3 fois plus de chance que la moyenne de venir du système privé. L’étude en question montre aussi une forte augmentation des demandes d’inscription en médecine (+ 66,5% entre 2004 et 2008).
The Guardian, www.guardian.co.uk, 5 août 2009

Canada : Pour la création d’une élite de chercheurs


Les présidents de cinq universités parmi les meilleures du pays unissent leur voix pour appeler à la création d’une élite universitaire, concentrée dans leurs établissements, qui permettrait de fédérer les moyens alloués à la recherche et aux travaux universitaires de spécialisation. Cet appel, lancé au nom d’une stratégie pour l’éducation supérieure, soulève un tollé de la part de leurs homologues qui dénoncent une tentative de déstabilisation du système universitaire pour profiter de la part du lion budgétaire. L’idée consiste à regrouper les étudiants diplômés qui entament une spécialisation, sur certains campus – ceux des cinq établissements en question – afin de concentrer les ressources. L’argument principal de ces chefs d’universités consiste à souligner la nécessité de créer une communauté de chercheurs efficace et vivante qui permette au Canada de participer au peloton de tête des pays en pointe de l’innovation.
The Globe and Mail, www.theglobeandmail.com, 24 août 2009

États-Unis : Se recycler pour retrouver un emploi


Malgré la crise, certains secteurs ont encore le vent en poupe. L’hôpital recrute, les entreprises qui travaillent sur le développement durable étendent leurs activités, les ingénieurs et les scientifiques qui ont des connaissances commerciales sont recherchés. Dans ce contexte, la formation devient l’élément crucial du recrutement. C’est pour suivre cette tendance que des universités ou des établissements de formation professionnelle adaptent leur offre et propose des cours de remise à niveau ou de formation technique aux métiers qui recrutent. Un ajustement qui se fait en étroite collaboration avec le ministère de l’emploi, tant au niveau fédéral que local. Dans certains établissements, les droits d’inscription sont réduits ou subventionnés. Des études gouvernementales soutiennent ce mouvement en montrant que la formation ou la reconversion sont des éléments cruciaux pour les secteurs en expansion.
The New York Times, www.nyt.com, 20 août 2009

Québec : La manne des fondations


Au cours de ces dix dernières années, les établissements scolaires québécois, des écoles primaires aux universités, ont mis sur pied des fondations : ces organismes de bienfaisance travaillant en "éducation et recherche" - pour reprendre la terminologie officielle - ont récolté 39 millions d’euros en 2007 – dont 17 millions pour les seules universités. Le tiers des écoles se serait doté d’une fondation depuis 1997, date de la loi leur permettant de bénéficier de financements privés, lesquels versements sont déductibles des impôts des donateurs. Cette loi a été votée pour pallier le manque de moyens de l’enseignement : alors qu’au début, les dons finançaient surtout des activités éducatives complémentaires, il n’est pas rare aujourd’hui de voir les enveloppes des fondations allouées à l’achat de mobilier ou de dictionnaires.
La Presse, www.cyberpresse.ca, 22 août 2009
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