A la rentrée 2025, des tests d’aptitude sportive seront mis en place en début de 6e. Image : Getty

A peine plus de la moitié des garçons et un tiers des filles de 6 à 17 ans pratiquent les « 60 minutes par jour en moyenne d’activité physique » recommandées par l’Organisation mondiale de la santé, selon un rapport de la Commission des affaires culturelles et de l’éducation de l’Assemblée nationale. Pour lutter contre la sédentarité des jeunes, la ministre de l’Education nationale Elisabeth Borne a annoncé la généralisation, dès la rentrée 2025, de tests d’aptitude sportive à l’entrée en 6e.

Endurance, saut en longueur et vitesse

Sur France 2 ce 3 avril, Elisabeth Borne a souligné que « la pratique du sport à l’école est très bénéfique pour lutter contre la sédentarité. Ce que l’on constate, c’est que les élèves qui ont de meilleurs résultats en sport en ont aussi sur le plan scolaire ».

Elle a confirmé la mise en place à la rentrée prochaine de tests sportifs pour les élèves arrivant en 6e, le but étant de « détecter les élèves qui peuvent avoir des difficultés » dans la pratique sportive, « pour mieux les accompagner ». Trois épreuves sont ainsi prévues : une épreuve d’endurance, lors de laquelle les élèves seront « amenés à courir le plus longtemps possible en suivant une vitesse imposée et augmentant progressivement », une épreuve de saut en longueur, et une course de vitesse sur 30 mètres.

4 % des élèves de 6e en difficulté dans la pratique sportive

Ce dispositif a été expérimenté à la rentrée 2024 auprès de 4 000 élèves, et a permis de déterminer que « sur les trois épreuves, 4% des élèves testés en 6ᵉ sont considérés en difficulté et ont donc un besoin d’accompagnement dès le début de l’année scolaire et 19% des élèves sont considérés comme ayant une qualité physique satisfaisante ». Le ministère précisait également que « les filles et les élèves issus de milieux sociaux les moins favorisés ont des performances inférieures et plus de difficultés identifiées à chacune des trois épreuves de l’évaluation ».

Ces tests d’aptitude sportive ne seront toutefois pas obligatoires, les établissements scolaires auront le choix de les proposer ou non à leurs élèves.