Pour Edouard Geffray, le personnel a besoin de se recentrer sur le métier et non d’avoir de nouvelles réformes organisationnelles. Image : Getty

Ce lundi 31 août, jour de la rentrée des professeurs, le ministre de l’Éducation nationale était l’invité de la matinale de France Inter. Interrogé en premier lieu sur sa circulaire de rentrée, il a annoncé que l’année scolaire à venir serait consacrée à la consolidation des réformes engagées.

Pour Edouard Geffray, c’est une façon très claire de dire que le personnel a besoin de se recentrer sur le métier et non d’avoir de nouvelles réformes organisationnelles. Il ajoute que les vraies réformes ne sont pas celles qu’on annonce à la radio ou au JT mais avant tout celles qui concernent le travail de fond. Il entend donc améliorer la qualité de la pratique pédagogique, la formation des professeurs, ainsi que la lutte contre les violences sexuelles à l’école et en dehors.

Les absences de longues durée seront « extrêmement marginales »

Demain, 11,6 millions d’élèves retrouveront les bancs de l’école. Interrogé sur la présence des enseignants, le ministre de l’Éducation nationale a rappelé l’objectif d’avoir un professeur devant chaque classe. Édouard Geffray a toutefois nuancé ce propos. Selon lui, avec 800 000 enseignants répartis dans 55 000 implantations, promettre un taux de présence de 100 % serait un mensonge. Il a cependant assuré que les éventuelles absences de longue durée resteraient « extrêmement marginales ».

Selon Edouard Geffray, les indicateurs sont bien meilleurs que les années précédentes. Le ministre de l’Éducation nationale précise que c’est grâce aux concours enseignants, qui ont permis de faire le « plein de professeurs ».

AESH : « une photographie » d’ici fin septembre

Questionné sur la présence d’un AESH pour chaque élève en situation de handicap, et dans le besoin, Edouard Geffray a réaffirmé cet objectif. Mais que, là aussi, il ne pourrait pas réellement le garantir. Le ministre déclare qu’il aura « la photographie » précise de la situation seulement fin septembre. Ceci, en raison de la forte croissance des demandes d’AESH pendant l’été.

Une concurrence entre écran et apprentissage

En conclusion de l’interview, la question des mauvais résultats attendus à l‘enquête PISA a été abordée. Édouard Geffray a reconnu l’ampleur du travail à accomplir, constatant un effritement du niveau scolaire, notamment au collège. Un effritement qui serait, selon lui, en partie causé par les écrans. Le ministre a déclaré que nous étions face à un « processus de destruction intellectuelle et cognitive sous l’effet du numérique et des réseaux sociaux » et a constaté « une concurrence entre écran et apprentissage ».